Voici un article transmis
par René-Marc Baud. Il s’agit de la relation d’uneconférence.
A ce propos, merci aux
Piolus qui nous procurent des documents pour le Piolutien de bien préciser les
sources (auteur, édition ou brochure, date de publication…).
Le Salève surplombe le
bassin genevois d’un côté et la plaine de l’Arve de l’autre côté. De son
sommet, nous découvrons un panorama grandiose sur les Alpes du nord dominées
par le Mont Blanc et sur la chaîne du Jura.
Les promenades sont variées
et nombreuses aussi bien sur son sommet que sur ses flancs escarpés du côté
nord et à l’ouest, doucement inclinés au sud et à l’est.
De nombreux chemins
pédestres traversent les prairies et les forêts qui recouvrent l’ensemble du
massif.
Il est possible de faire du
sport presque toute l’année depuis le vélo-cross au parapente en passant par la
raquette et le ski de fond en hiver, et bien sûr la varappe et la spéléologie
pour les mordus de sensations.
Revenons à notre sujet et
écoutons notre orateur.
Monsieur Gérard Lepere a une
très grande connaissance du site du Salève et surtout, il est un érudit sur
tous les détails qui font l’histoire du Salève. Il s’est chargé de nous en
faire une description assez détaillée, mais quand même superficielle car pour
acquérir sa connaissance, il nous faudrait une vie pour en apprendre tous les
éléments.
Nous avons pu nous plonger
dans ce circuit de chemin de fer à crémaillère grâce à une projection de diapos
agrémentée du son.
Nous avons appris que le
chemin de fer et électrique fut construit dans les années 1891 et 1892. C’est
le genevois René Thury qui fit les premiers essais sur ce matériel et ce sont
MM De Meuron et Cuénod qui firent construire la ligne.
Cette première ligne, longue
de
Puis dans les années 1892 à
1894, une deuxième ligne rejoint Monnetier en partant de Veyrier et en passant
sous un tunnel. Un plan nous montre les différents évitements, aiguillages,
gares, haltes et correspondances.
Le trajet a son départ à
l’altitude d’environ
Après une chute de la
fréquentation pendant la première guerre mondiale, le chemin de fer ne
rencontre plus le même intérêt qu’il a connu auparavant. Entre les années 1934
et 1938, le chemin de fer est démoli et livré aux ferrailleurs.
Une précision est à noter :
le téléphérique est mis en service entre le Pas de l’Echelle et le Grand Salève
en août 1932. D’autre part, une route permet de gagner le sommet du Salève au
cours de la même année. Ces faits justifieraient la désaffection du train.
Le matériel roulant
Les automotrices (longueur
La livrée des automotrices
est de couleur foncée de 1892 à 1908, bicolore (jaune et bleu ou jeune et vert)
de 1908 à 1927 et rouge grenat de 1927 à 1936. Le courant d’alimentation en
continu, conduit par un rail latéral, est de 600 volts.
La plupart des ouvrages
d’art sont encore visibles ; le mieux conservé est celui du tunnel du Pas de
l’Echelle que l’on peut atteindre depuis Monnetier. On ne peut pas pénétrer à
l’intérieur.
Le tracé de la ligne entre
Etrembières et Les Treize-Arbres n’est plus aujourd’hui qu’un sentier. Les
ponts sont facilement reconnaissables. Les gares n’existent plus sauf celle des
Treize-Arbres et celle de Monnetier-Mairie qui sont restées dans leur état
d’origine.
Monsieur Lepere nous a
présenté en plus de ce chemin de fer les nombreuses possibilités de parcours à
travers le Salève et les possibilités de faire de l’escalade.
Dans le passé, les voyageurs
qui arrivaient à la gare terminale des Treize-Arbres (dénommée faussement «
treize » au lieu de trois arbres existant à cet endroit) avaient la possibilité
de faire un parcours champêtre sur le sommet du Salève juchés sur des ânes. Il
était possible de découvrir la végétation très distincte des altitudes moyennes
des Alpes. Les chamois, chèvres et vaches suisses sont toujours une attraction
touristique.
Même en restant nostalgique
de ce parcours en chemin de fer disparu trop tôt au profit d’un téléphérique
tout aussi attractif aujourd’hui, il faut admettre que la voiture est quand
même le moyen le plus rapide pour se rendre au sommet du Salève et retrouver le
soleil quand la plaine du Genevois est noyée dans un brouillard entre novembre
et janvier. Mais l’aspect le plus attractif demeure malgré tout le panorama de
Genève et ses environs que l’on découvre ou l’on fait découvrir à des étrangers
lorsque l’on se trouve à
Encore quelques précisions
données par Monsieur Lepere : un escalier menait de Veyrier au Pont de
Monnetier avant que la ligne Veyrier – Monnetier soit construite.
Les genevois empruntaient
cet escalier pour se rendre au train qui les emmenait aux Treize-Arbres.
La place manquant, le
descriptif s’arrête là…
… Mais vous avez la possibilité
de consulter les archives sur le Salève. Pour cela vous pouvez vous rendre sur
le site www.la-salévienne.org sur Internet. Vous pouvez aussi contacter
Genevois.