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LE MOT DU PRESIDENT

Les effets du PAG qui dura du 13° au 18° siècle se sont fait sentir pendant environ 500 ans. On attribue son début à l’année 1257 à la suite d’une première éruption volcanique d’une ampleur inouïe, en effet l’éruption du Samalas, ce volcan indonésien de l’île de Lombok a envoyé dans l’atmosphère et plus haut encore des milliards de tonnes de cendres et d’aérosols sulfurés qui réfléchissent le rayonnement solaire qui se sont répandus en un nuage d’altitude sur une bonne partie des continents mais principalement sur l’Europe et l’Amérique du nord qui furent impactés. Plusieurs éruptions provenant d’autres volcans se sont produites à la même période.

Des carottages dans les glaces du Groënland et de l’Antarctique ont confirmé l’origine et les années du début du PAG. Ces cendres produisent un obscurcissement du ciel et de la lumière solaire provoquant une sensation de froid affectant les populations et la température moyenne annuelle descend d’environ un degré, suffisant pour modifier la production agricole, provoquant une baisse des  ressources, ses quantités devenant insuffisantes pour nourrir tout ce monde, les hivers s’allongent  et se prolongent, les étés moins chauds  et ensoleillés ne suffisent plus à faire pousser assez de céréales, l’activité humaine est ralentie, il faut essayer de s’adapter et cultiver d’avantage de produits supportant le froid notamment choux, raves, pommes de terre, même les jardins individuels ne suffisent  pas. Stocker des céréales ne permettait pas de les conserver longtemps et du coup au milieu de l’hiver il n’y en avait plus, l’adaptation des sociétés à ces changements est difficile, ne sachant pas si cela durera encore longtemps.

En France, entre autres pays, des famines se déclarent, près de 1,7 million de personnes meurent de faim, autant que pendant la première guerre mondiale !  1816 est appelée l’année sans été, certainement à cause d’une nouvelle éruption du Tambora, une des plus importante de l’histoire. Même les transports fluviaux sont entravés par la glace, la Tamise gèle, dans le nord les moulins à eau gelés sont remplacés par des moulins à vent. Dans toutes les Alpes et à Chamonix l’église organise des processions pour lutter contre la progression des glaciers qui s’allongent et descendent jusqu’à ensevelir des maisons construites à l’époque hors d’atteinte, sans imaginer qu’elles seraient détruites un jour.

Cette situation pourrait sans doute se répéter à notre époque, comment ferons-nous pour nous adapter ? Les dégâts seront considérables, la population mondiale et ses besoins ont tellement augmenté que l’impact d’une situation similaire serait encore plus catastrophique.

Et aujourd’hui nous sommes dans une période où au contraire les glaciers remontent les vallées, les températures annuelles augmentent, le nombre de cyclones également, la force des vents même chez nous ne faiblit pas ! Ne parlons même pas des effets de l’anthropocène (notre période impactée par nos propres activités industrielles et la pollution)

Tout cela est très sérieux et inquiétant comme vous le savez mais alors que faudrait-il faire pour que les températures n’augmentent pas, pour que les glaciers ne disparaissent pas, pour que les eaux des océans ne montent pas noyer nos côtes, nos villes et leurs populations ?

Je vous souhaite quelques bonnes grosses éruptions volcaniques !

Mais non c’est une BLAGUE !     L’automne approche, profitons de nos belles montagnes et de toutes ces belles journées !


Le petit âge glaciaire (PAG)